Le président Julius Maada Bio a inauguré, le 19 octobre 2026 à Freetown, la Sierra Leone Ocean Shipping Company (SLOSCo). Issue d’un partenariat entre une agence publique et un groupe chinois, la compagnie prévoit de constituer une flotte de 50 navires pour accroître la participation du pays au transport maritime international.
La Sierra Leone Ocean Shipping Company (SLOSCo) a été officiellement lancée au quai Queen Elizabeth II de Freetown, en présence du président Julius Maada Bio. La société est issue d’une coentreprise entre l’Agence nationale maritime de Sierra Leone (Sierra Leone National Shipping Agency, SLNSA), qui détient 30 % du capital, et le groupe chinois Zhejiang Xiehai (Zhejiang Xiehai Group Co. Ltd.), qui en possède 70 %.
Le gouvernement entend ainsi développer une capacité nationale de transport de marchandises et réduire sa dépendance envers les compagnies maritimes étrangères pour l’acheminement de ses importations et exportations.
Le projet prévoit la constitution d’une flotte de 50 navires, dont 30 dans une première phase. Cette capacité doit permettre à la nouvelle société de participer davantage au transport des marchandises liées au commerce extérieur du pays.
Lors de la cérémonie, le président Julius Maada Bio a notamment insisté sur la nécessité pour la Sierra Leone de capter une plus grande part de la valeur générée par ses échanges internationaux. Les autorités attendent également de cette initiative des retombées pour les secteurs minier et agricole, ainsi que pour les entreprises engagées dans l’importation et l’exportation.
Le partenariat prévoit aussi des possibilités de création d’emplois, de transfert de compétences et de formation de professionnels locaux selon les autorités.
Le président de Zhejiang Xiehai Group, Wang An, a évoqué le potentiel de coopération dans le commerce, les mines et les activités maritimes. De son côté, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Alpha Ibrahim Sesay, a appelé à favoriser la participation des entreprises locales au développement de la compagnie.
La concrétisation de ces objectifs dépendra toutefois de la capacité de SLOSCo à mobiliser les financements nécessaires, à acquérir ses navires et à attirer des volumes de marchandises suffisants pour assurer son exploitation. La concurrence d’opérateurs internationaux déjà implantés sur les routes maritimes africaines constitue un autre défi.
Au-delà de la création d’une flotte, la viabilité de la compagnie reposera donc sur le choix de ses routes, sa gestion commerciale et sa capacité à proposer des services adaptés aux besoins des exportateurs et importateurs sierra-léonais.









