La 5ᵉ édition du Symposium international sur le transport et la logistique (Translog Africa) se tient du 20 au 22 octobre 2026 à Ouagadougou. Organisée par le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), elle réunit des participants de 15 pays autour de la résilience des chaînes d’approvisionnement, de la digitalisation et de la performance des corridors.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée le 20 octobre sous le patronage du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, représenté par le président de l’Assemblée législative du peuple, Ousmane Bougouma.
Les travaux portent sur la sécurisation des flux de marchandises, la modernisation des procédures douanières et portuaires, le financement des infrastructures et la contribution de la logistique à l’industrialisation africaine.
Selon la directrice générale du CBC, Denise Bado/Bouda, des délégations de 15 pays participent à cette édition, qui vise à dégager des réponses aux contraintes affectant les échanges régionaux.
À l’ouverture, Ousmane Bougouma a souligné les conséquences des tensions géopolitiques et des perturbations des routes maritimes sur les économies africaines.
Pour le Burkina Faso, pays sans littoral, les ruptures de corridors, les congestions portuaires et les formalités administratives supplémentaires peuvent alourdir les coûts d’acheminement et affecter la compétitivité des entreprises.
Il a appelé à considérer les corridors comme des axes de développement et d’intégration régionale, en associant les infrastructures physiques à la digitalisation, à la coopération entre les acteurs et à la simplification des procédures.
Le ministre d’État chargé de la Mobilité, Émile Zerbo, a pour sa part insisté sur la nécessité de rechercher des solutions adaptées aux réalités africaines pour faciliter le transport des marchandises et des personnes.
Le parrain de l’édition, Souleymane Zidnaba, a également mis en avant le lien entre la fiabilité des corridors, les délais d’acheminement et les coûts supportés par les entreprises. Les échanges doivent notamment permettre d’identifier des mesures concrètes pour améliorer la coordination des acteurs et sécuriser les chaînes logistiques.
Plusieurs entreprises du secteur participent aux travaux, dont SITARAIL, Abidjan Terminal, Côte d’Ivoire Terminal et Africa Global Logistics Burkina Faso (AGL BF).
Filiale d’AGL, SITARAIL a présenté les enjeux des corridors de transit vers les pays enclavés, notamment en matière de coûts, de gouvernance et de coordination.
Sa directrice commerciale, Nadège Diarra, a décrit la complémentarité entre les opérations portuaires à Abidjan, le transport ferroviaire vers le Burkina Faso et les prestations de transit et de stockage dans l’hinterland. La rencontre s’achève le 22 octobre, avec pour objectif de formuler des recommandations sur la fluidité des échanges et la résilience des chaînes d’approvisionnement.









