L’Alliance pour la promotion du Port de Lomé (A2PL) mène, d’octobre à novembre, une tournée auprès des opérateurs économiques des trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). La mission doit notamment permettre d’identifier les difficultés qui affectent l’acheminement des marchandises sur les corridors reliant le port togolais à l’hinterland sahélien.
La délégation de la communauté portuaire togolaise a entamé sa tournée par Niamey, où elle séjourne du 4 au 9 octobre 2026. Elle se rendra ensuite à Ouagadougou du 18 au 24 octobre, puis à Bamako du 2 au 8 novembre.
Selon l’A2PL, l’objectif est de renforcer les relations avec les opérateurs économiques et les partenaires des trois pays, mais aussi d’échanger sur les conditions d’acheminement des marchandises.
Pour ces États enclavés, les ports du golfe de Guinée constituent des points d’accès essentiels aux échanges internationaux. Le Port autonome de Lomé dessert notamment leur hinterland à travers des corridors routiers.
À Niamey, la mission a donné lieu le 7 octobre à une session d’information et d’échanges avec les opérateurs économiques nigériens et les acteurs de la chaîne du transport et du commerce international.
Le secrétaire général du ministère nigérien des Transports et de l’Aviation civile, Moussa Chefou, a souligné l’importance de cette coopération pour la facilitation des approvisionnements du pays.
Il a également appelé les participants à examiner les obstacles susceptibles de perturber la circulation des marchandises. De son côté, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Niger, Moussa Sidi Mohamed, a fait état de difficultés portant notamment sur les délais et procédures, les coûts portuaires et de transport, la fluidité du transit et la coordination entre les différents intervenants, particulièrement sur l’axe Lomé-Ouagadougou-Niamey.
Créée en 1994, l’A2PL réunit les principaux acteurs publics et privés de la communauté portuaire de Lomé, dont les autorités portuaires, les administrations, les transitaires, les manutentionnaires et les transporteurs. L’organisation indique avoir notamment pour mission de promouvoir le port auprès des opérateurs de l’hinterland, d’accroître le trafic et d’améliorer la compétitivité des corridors.
Selon les données, le transit destiné au Burkina Faso, au Niger et au Mali représentait en 2024 plus de 90 % du transit enregistré par le port, avec une prédominance du Burkina Faso.
En 2025, le Port de Lomé a traité 2,4 millions d’équivalents vingt pieds (EVP), contre 2,06 millions en 2024, soit une progression de 16 %. La tournée doit ainsi permettre aux acteurs togolais de maintenir le dialogue avec les marchés sahéliens tout en identifiant les contraintes qui affectent encore les flux sur ces corridors.









