Dans une tribune publiée le 31 juillet 2026, Pierre Chaffardon, directeur commercial de Generix Group, estime que l’intelligence artificielle ne doit pas être perçue comme un outil de substitution des emplois logistiques, mais comme un levier permettant de recentrer les collaborateurs sur des missions à plus forte valeur ajoutée. Une réflexion qui intervient alors que les chaînes d’approvisionnement font face à des défis croissants en matière de résilience, de performance et de ressources humaines.
Pour l’auteur, les tensions qui pèsent sur les chaînes d’approvisionnement – instabilité géopolitique, volatilité de la demande, exigences environnementales ou encore pénurie de main-d’œuvre – accélèrent le recours aux technologies numériques.
Dans ce contexte, l’intelligence artificielle et l’automatisation peuvent contribuer à prendre en charge les tâches répétitives, telles que les contrôles de conformité, de traçabilité ou certaines opérations administratives, afin de permettre aux équipes de se concentrer davantage sur l’analyse, la résolution des problèmes et l’amélioration continue des processus.
La tribune souligne également l’évolution attendue du rôle des responsables Supply Chain. Grâce à l’automatisation de la collecte et du traitement des données, les managers pourraient consacrer davantage de temps au pilotage des flux, à l’anticipation des risques et à la prise de décision.
L’intelligence artificielle est ainsi présentée comme un outil d’aide à la décision capable de simuler différents scénarios opérationnels, sans pour autant se substituer au jugement humain, qui demeure indispensable pour intégrer les réalités du terrain, les enjeux sociaux ou les arbitrages stratégiques.
Pierre Chaffardon estime par ailleurs que cette transformation impliquera une évolution des compétences managériales. Les responsables logistiques seront amenés à encadrer des environnements hybrides associant collaborateurs, systèmes automatisés, robots et outils d’intelligence artificielle.
Cette évolution nécessitera de nouvelles aptitudes, notamment la capacité à interpréter les recommandations produites par les algorithmes, à en identifier les limites et à accompagner les équipes dans l’adoption de ces technologies.
Si cette réflexion s’inscrit dans une perspective globale, elle trouve un écho particulier en Afrique, où de nombreux acteurs de la logistique accélèrent leur transformation numérique afin d’améliorer la visibilité des flux, la traçabilité des marchandises et la performance opérationnelle.
Dans plusieurs pays, les investissements dans les plateformes digitales, l’automatisation des entrepôts ou les solutions d’analyse des données se multiplient, alors que le secteur cherche simultanément à renforcer les compétences locales.
Selon l’analyse développée par le dirigeant de Generix, la réussite de cette transition dépendra moins de la technologie elle-même que de la capacité des entreprises à intégrer l’intelligence artificielle dans une démarche de transformation organisationnelle et de développement des compétences.









