Les travaux du port Dakhla Atlantique affichent un taux d’exécution de 74 %, selon Nisrine Iouzzi, directrice du suivi et de la supervision du chantier. La livraison des premiers ouvrages est prévue d’ici fin 2026, tandis que l’achèvement global du projet reste programmé pour fin 2028.
Le chantier du port Dakhla Atlantique a atteint 74 % d’avancement, a indiqué Nisrine Iouzzi en marge de la troisième édition du Forum sur le développement portuaire au Moyen-Orient et en Afrique (Port Development Middle East & Africa Forum), organisée à Casablanca les 8 et 9 octobre 2026.
Selon la responsable, les ouvrages de protection et les terre-pleins doivent être livrés d’ici la fin de l’année. Les travaux des quais se poursuivent également, avec un linéaire prévu de plus de 2,5 kilomètres. Un premier quai polyvalent, d’une profondeur inférieure à 12 mètres, doit être achevé avant la fin de 2026.
L’achèvement global du port reste fixé à fin 2028. « L’échéance de 2028 sera tenue », a assuré Nisrine Iouzzi dans un entretien accordé à H24Info. Le calendrier prévoit donc une livraison progressive des infrastructures, avec la mise à disposition de premiers ouvrages dès cette année, avant la poursuite des travaux sur les installations restantes.
Les informations communiquées ne précisent toutefois ni le montant des investissements déjà engagés ni le détail des prochaines phases du chantier.
Au-delà de la construction des installations portuaires, la responsable a insisté sur la nécessité de développer les corridors logistiques reliant le port aux zones de production et aux marchés de consommation. La compétitivité de l’infrastructure dépendra notamment de la capacité à massifier les flux, à améliorer la continuité des transports et à réduire les contraintes sur les chaînes d’approvisionnement.
Cette approche suppose également une coordination entre les acteurs portuaires, industriels et logistiques, ainsi que le développement de points de rupture de charge adaptés aux besoins des échanges.
Le projet s’inscrit dans la stratégie du Maroc visant à renforcer ses connexions avec les pays du Sahel et les États africains riverains de l’Atlantique. Nisrine Iouzzi a notamment évoqué les initiatives de coopération portées par le royaume et la nécessité de mettre en place des corridors reliant les économies du continent.
La contribution du port à cette ambition dépendra toutefois de la réalisation des infrastructures de connexion et de leur capacité à assurer des échanges réguliers et compétitifs avec les marchés africains et internationaux.









