Les autorités burkinabè ont suspendu, depuis le 9 octobre 2026 et jusqu’à nouvel ordre, les exportations de farine de mil, de maïs et de sorgho, ainsi que de leurs dérivés. La mesure vise à préserver l’approvisionnement du marché intérieur, après des signalements de pénuries et de hausse des prix consécutifs à la reprise des exportations.
Le gouvernement burkinabè a annoncé la suspension des exportations de farine de mil, de maïs, de sorgho et de leurs dérivés sur l’ensemble du territoire national. La décision figure dans un communiqué daté du 9 octobre et signé par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda.
Elle prévoit également l’arrêt de la délivrance des autorisations spéciales d’exportation (ASE) pour les produits concernés. Les autorités demandent aux opérateurs économiques, aux services de contrôle aux frontières et aux forces de sécurité de veiller à son application. Les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Cette décision intervient après la levée, en juillet 2026, d’une précédente interdiction instaurée en 2022. Selon les informations rapportées par l’Agence France-Presse (AFP), des opérateurs économiques ont depuis signalé des sorties importantes de farine vers les pays voisins, où les prix sont plus élevés.
Ces flux auraient contribué à réduire les disponibilités sur le marché burkinabè et à accentuer la hausse des prix. Le gouvernement justifie ainsi cette nouvelle suspension par la nécessité d’assurer un approvisionnement régulier et de faciliter l’accès des consommateurs à ces produits de base.
La suspension des exportations de farine s’ajoute à d’autres restrictions commerciales adoptées ces dernières années. Depuis novembre 2023, le Burkina Faso interdit notamment l’exportation de plusieurs produits agricoles, dont le niébé, le riz, le maïs, le sorgho et la tomate fraîche.
En mai 2026, les autorités ont également suspendu les exportations de bétail pour préserver l’approvisionnement du marché national. Depuis 2024, les exportations d’amandes de karité sont par ailleurs interdites afin de favoriser leur transformation locale. La durée de la nouvelle mesure sur les farines n’a pas été précisée : elle restera en vigueur jusqu’à nouvel ordre selon le note.









