Après un voyage inaugural effectué par le président Mamadi Doumbouya le 12 octobre 2026, la ligne ferroviaire du TransGuinéen doit progressivement accueillir des voyageurs et du fret commercial, au-delà du minerai de fer de Simandou. La mise en service reste toutefois conditionnée à l’achèvement des gares et à la préparation des équipes d’exploitation.
Le président guinéen Mamadi Doumbouya a effectué, le 12 octobre, un trajet inaugural à bord d’un train de voyageurs de la Compagnie du TransGuinéen (CTG).
Le parcours a relié le Port de Morébaya à Kassa, dans la préfecture de Mamou, sur une distance de 148 kilomètres. Cette circulation constitue une étape dans la préparation d’un service ferroviaire destiné, à terme, aux voyageurs et au transport de marchandises.
Le réseau, long d’environ 650 kilomètres, a d’abord été conçu pour acheminer le minerai de fer des quatre blocs de Simandou vers la côte guinéenne. Son utilisation à des fins commerciales et pour la mobilité des populations figure cependant dans les objectifs associés au projet.
L’ouverture au public doit se faire progressivement, mais aucune date définitive de mise en service commerciale n’a été annoncée. Selon les informations communiquées par la CTG, dix gares sont prévues sur le tracé.
Leur aménagement, l’achèvement des sections ferroviaires encore en chantier et la préparation du personnel figurent parmi les conditions nécessaires au lancement des opérations.
La formation de conducteurs constitue également un volet des préparatifs : le 6 octobre, 60 jeunes Guinéens sont partis en Chine pour suivre une formation spécialisée à la conduite de locomotives.
En avril 2026, la compagnie avait évoqué un démarrage possible du transport commercial avant la fin de l’année, avec une mise en service susceptible de se poursuivre jusqu’en 2027.
Au-delà de l’évacuation du minerai, le TransGuinéen pourrait faciliter les échanges entre les zones de production agricole, les villes et les marchés de consommation.
En Guinée, l’accès aux routes praticables toute l’année demeure limité dans de nombreuses zones rurales. Selon la Banque mondiale, seuls 14 % de la population rurale vivent à moins de deux kilomètres d’une route praticable en toute saison.
Les difficultés de déplacement pèsent notamment sur l’acheminement des produits périssables, comme le poisson, le piment et l’aubergine.
Dans le cadre de ses travaux sur le développement de l’agriculture commerciale, l’institution a notamment envisagé de mieux connecter au corridor de Simandou certaines filières agricoles, dont le fonio à Mamou et la mangue à Kindia.









