Depuis le 7 octobre 2026, les prix des carburants en Afrique du Sud ont fortement augmenté, avec une hausse de 3,33 rands par litre pour l’essence 95 et de jusqu’à 3,24 rands pour le diesel. Les professionnels de la chaîne d’approvisionnement alertent sur les répercussions possibles pour le transport routier, la distribution et les petites entreprises.
Cette hausse intervient dans un contexte de renchérissement des cours internationaux du pétrole et des produits pétroliers. Selon le ministère sud-africain des Ressources minérales et pétrolières, le prix moyen du baril de Brent est passé de 87,89 à 101 dollars au cours de la période de référence.
Les tensions entre les États-Unis et l’Iran, les incertitudes sur les flux pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz, l’augmentation des coûts maritimes et la baisse des stocks figurent parmi les facteurs avancés.
Les conséquences se répercutent directement sur les transporteurs, particulièrement exposés au diesel, dont le prix a progressé de 2,84 rands par litre pour le carburant à 0,05 % de soufre et de 3,24 rands pour celui à 0,005 %.
Pour la directrice de l’association professionnelle de la chaîne d’approvisionnement SAPICS, Linda Cham, le choc dépasse le seul coût du transport.
La hausse du diesel affecte les opérations routières, mais aussi les dépenses d’approvisionnement des industriels, les livraisons aux distributeurs et l’acheminement des produits finis.
L’agriculture, la manutention portuaire et les autres activités utilisant des équipements fonctionnant au diesel sont également concernées.
Les transporteurs doivent, en outre, financer immédiatement le carburant alors que leurs clients peuvent régler leurs factures plusieurs semaines plus tard. Cette situation risque de fragiliser la trésorerie des petites entreprises de transport et, si elle se prolonge, de peser sur la continuité des prestations logistiques.
Face à cette situation, SAPICS recommande aux entreprises de mieux mesurer leur exposition aux variations des prix du carburant, d’optimiser les itinéraires, le remplissage des véhicules et les calendriers de livraison, ainsi que de limiter les trajets à vide et les manutentions inutiles.
L’association insiste également sur la coordination entre fournisseurs, industriels et prestataires logistiques. De son côté, la Township Entrepreneurs Alliance appelle à des aides ciblées et à un accès facilité au financement de trésorerie pour les petites entreprises.
L’ampleur des répercussions sur les prix et l’activité économique dépendra notamment de la durée de la hausse et de la capacité des entreprises à absorber ces coûts sans réduire leurs opérations ni les transférer intégralement aux consommateurs.









