Le trafic maritime dans le canal de Suez a atteint son niveau le plus élevé depuis janvier 2024, avec 1 088 transits enregistrés entre le 20 juillet et le 16 août 2026. Plusieurs armateurs, dont Maersk et Hapag-Lloyd, ont commencé à réintroduire progressivement certains services via la mer Rouge, tout en maintenant une surveillance étroite de la situation sécuritaire.
Après plus de deux ans de détournements par le cap de Bonne-Espérance, une partie du trafic commercial revient progressivement vers le corridor mer Rouge-Suez.
Selon les données de Lloyd’s List Intelligence, les 1 088 passages enregistrés sur cette période représentent une hausse par rapport aux 1 070 transits des quatre semaines précédentes et à la moyenne de 946 observée entre janvier et la mi-juin. Le niveau du trafic reste toutefois inférieur de 41 % à celui enregistré avant le début de la crise en mer Rouge.
Cette reprise concerne notamment les pétroliers et, plus récemment, les porte-conteneurs. Au deuxième trimestre 2026, 3 580 navires ont transité par le canal, dont 1 526 pétroliers, soit près de 43 % du total.
Leur nombre a progressé de 22,3 % sur un an. Les recettes du canal ont, pour leur part, atteint 1,26 milliard de dollars sur la même période, en hausse de 13 % par rapport au trimestre précédent.
Du côté des porte-conteneurs, les grands armateurs procèdent progressivement. Maersk a ainsi réintroduit environ un tiers de ses volumes habituellement transportés entre l’Asie et l’Europe sur l’axe mer Rouge-Suez, avec quatre services concernés sur treize.
L’armateur danois a notamment fait repasser son service WAF6, reliant le Moyen-Orient, la Méditerranée et l’Afrique de l’Ouest, ainsi que d’autres lignes dont le service MECL entre l’Inde, le Moyen-Orient et la côte Est des États-Unis. Hapag-Lloyd a également engagé un retour progressif sur certaines routes, notamment après des traversées tests et des évaluations de sécurité.
Le principal avantage du retour par Suez reste la réduction des temps de transit. Le détour par le cap de Bonne-Espérance peut ajouter environ dix jours de navigation sur une liaison entre l’Asie et l’Europe.
Pour certains services, Maersk estime que le retour vers cette route permet de réduire les délais de plusieurs jours. Mais les compagnies maintiennent la possibilité de modifier à nouveau leurs itinéraires en cas de dégradation de la situation dans la mer Rouge et autour du détroit de Bab el-Mandeb.









