Le gouvernement fédéral nigérian a présenté à Abuja sa première politique nationale consacrée aux transports terrestres. Le document prévoit une meilleure articulation entre routes, chemins de fer, ports, voies navigables intérieures et transport urbain afin d’améliorer la circulation des personnes et des marchandises.
La politique nationale des transports terrestres a été présentée le 3 septembre 2026 à Abuja, à l’occasion de la 19e session du Conseil national des transports.
Le vice-président Kashim Shettima, représenté par son conseiller spécial chargé des affaires générales, Aliyu Modibbo Umar, a indiqué que le gouvernement souhaitait passer d’une approche fondée sur des projets de transport séparés à un réseau intégré.
Le cadre concerne notamment les routes, le rail, les ports, les voies navigables intérieures et l’aviation, avec l’objectif de mieux relier les centres de production aux marchés, aux ports et aux consommateurs.
Le gouvernement prévoit notamment de renforcer les connexions entre les différents modes de transport et les infrastructures logistiques. Le programme de modernisation ferroviaire comprend plusieurs corridors dans les régions orientale, centrale et septentrionale du Nigeria.
Le projet ferroviaire Kano-Maradi, reliant Kano à Maradi au Niger via les États de Jigawa et de Katsina, a été cité parmi les infrastructures destinées à soutenir les échanges transfrontaliers.
Les autorités souhaitent également développer les liaisons entre les ports, le rail et le réseau routier afin de faciliter l’évacuation des marchandises et de réduire la pression exercée sur les axes routiers.
Le ministère fédéral des Transports a également fait état de plusieurs infrastructures ferroviaires déjà opérationnelles ou en cours de développement.
Les lignes Lagos-Ibadan et Abuja-Kaduna sont notamment citées comme des réalisations liées à cette logique d’intégration, tandis que les travaux se poursuivent sur le tronçon Kaduna-Kano du projet de modernisation ferroviaire Lagos-Kano.
Le raccordement ferroviaire au port d’Apapa est également présenté comme une infrastructure destinée à faciliter l’évacuation des marchandises. Le ministère prévoit par ailleurs des connexions supplémentaires avec le port de Tin Can Island et d’autres zones portuaires et industrielles.
L’élaboration de cette politique intervient alors que le Nigeria ne disposait pas jusqu’ici d’un cadre national complet consacré aux transports terrestres.
Selon l’ancien ministre des Transports, Said Ahmed Alkali, son approbation par le Conseil exécutif fédéral (Federal Executive Council, FEC) remonte au 31 juillet 2025.
Le document prévoit un système de transport intégré et intermodal, c’est-à-dire reposant sur la combinaison de plusieurs modes de transport. Sa mise en œuvre doit notamment s’appuyer sur une coopération entre le gouvernement fédéral, les États, les agences de transport et le secteur privé.









