La troisième édition du Forum-Salon international de la mobilité, du transport et de la logistique se tient du 20 au 22 octobre à Casablanca. Les échanges portent sur les infrastructures, les corridors commerciaux et les obstacles logistiques qui freinent l’intégration des marchés africains.
Casablanca accueille depuis le 20 octobre 2026 la troisième édition de LOGITERRE, organisée sous le haut patronage du roi Mohammed VI. Placée sous le thème « Économie du transport et de la logistique : un levier stratégique pour le développement de l’Afrique », la rencontre rassemble des délégations de plus de 44 pays, des responsables gouvernementaux, des organisations continentales, des institutions financières et des professionnels du secteur.
À l’ouverture, le ministre marocain du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a souligné le rôle des infrastructures et de la connectivité dans le développement des échanges. Il a notamment rappelé que les coûts logistiques élevés, les difficultés de passage aux frontières et le manque d’interconnexion des réseaux limitent la compétitivité des entreprises africaines.
Le ministre a également mis en avant les investissements marocains dans les infrastructures portuaires et les équipements logistiques. Le port Tanger Med, connecté à plus de 180 ports dans le monde, dont près de 40 en Afrique, figure parmi les infrastructures citées. Le programme de développement des zones logistiques représente, selon les données présentées, une superficie cumulée de plus de 750 hectares.
Les projets mentionnés comprennent notamment les zones de Lqliâa, sur 45 hectares, et de Zenata, sur 379 hectares, ainsi que le port sec d’Agadir, prévu sur 100 hectares. Le ministre a aussi évoqué les investissements ferroviaires annoncés à hauteur d’environ 134 milliards de dirhams à l’horizon 2030, dont la ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech, longue de 430 kilomètres, ainsi que le port Dakhla Atlantique, dont l’achèvement des travaux est prévu à la fin de 2028.
Les discussions portent également sur les moyens de faciliter les échanges dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Abdessamad Kayouh a évoqué l’initiative royale visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique, dans une perspective de renforcement de la connectivité régionale.
Pour Mustapha Chaoune, président de l’Union africaine des organisations des transports et de la logistique (UAOTL), qui organise l’événement, le développement des infrastructures doit s’accompagner d’une meilleure circulation des marchandises et de partenariats entre acteurs publics et privés.
Le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, a pour sa part présenté l’expérience marocaine en matière d’infrastructures, de plateformes logistiques et de transport multimodal comme une source de coopération pour les pays africains.
Organisée avec la Fédération nationale du transport multimodal (FNTM) et l’Association marocaine des transports routiers intercontinentaux (AMTRI Maroc), cette édition prévoit des conférences et des ateliers sur les corridors, les chaînes d’approvisionnement, la mobilité durable, la transformation numérique, l’intelligence artificielle et le financement des infrastructures.
Un salon professionnel complète le programme avec des expositions, des présentations de solutions technologiques et des rencontres d’affaires entre entreprises et institutions, notamment en formats B2B et B2G. Les travaux se poursuivent jusqu’au 22 octobre.









