Le Botswana et la Namibie poursuivent les négociations autour du projet de chemin de fer Trans-Kalahari, destiné à relier le pays enclavé au port de Walvis Bay. Les deux États doivent notamment avancer sur les paramètres techniques, le financement et le cadre réglementaire de cette future liaison ferroviaire.
Les gouvernements du Botswana et de la Namibie poursuivent leurs échanges en vue de faire avancer le projet de chemin de fer Trans-Kalahari (TKR). La future ligne doit partir du nord du port de Walvis Bay, en Namibie, et se prolonger jusqu’au Botswana.
Elle offrirait au pays enclavé un accès ferroviaire direct à l’océan Atlantique et constituerait une alternative au transport routier actuellement utilisé sur le corridor Trans-Kalahari.
Une nouvelle réunion technique et ministérielle conjointe doit se tenir prochainement à Kasane, au Botswana. Les discussions porteront notamment sur la finalisation des paramètres techniques du projet, les modèles de financement et les dispositions réglementaires nécessaires à sa mise en œuvre.
Les deux gouvernements poursuivent ainsi les travaux de préparation d’une infrastructure dont la réalisation nécessitera encore de définir les modalités précises de construction et d’exploitation.
Le TKR est conçu pour compléter le corridor routier existant et renforcer la desserte ferroviaire de l’hinterland depuis Walvis Bay. Pour le Botswana, cette connexion doit contribuer à réduire les coûts de transport et à faciliter l’acheminement des marchandises vers les marchés internationaux.
Pour la Namibie, le projet doit également renforcer le rôle de Walvis Bay dans les échanges avec les pays enclavés d’Afrique australe et soutenir le développement des activités logistiques autour du port.
Le développement du corridor s’accompagne par ailleurs d’initiatives visant à renforcer les capacités logistiques du Botswana. L’entreprise publique Sea Rail prévoit notamment de développer un port sec à Walvis Bay, en partenariat avec différents acteurs, et de renforcer sa coopération avec l’autorité portuaire namibienne Namport.
L’entreprise envisage également d’améliorer les flux de conteneurs entre les plateformes intérieures et le port, tout en soutenant des projets liés au corridor Trans-Kalahari, notamment la facilitation douanière entre Gobabis et Mmamuno.
Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à intégrer les services portuaires, ferroviaires, routiers et logistiques intérieurs autour du corridor de Walvis Bay.









