Le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) a signé un accord de concession de 20 ans avec l’entreprise nigériane Bergmans Security Consultants and Supplies pour déployer un système douanier numérique dans 50 pays africains. Ce projet de 3,1 milliards de dollars vise à harmoniser les procédures douanières et à faciliter les échanges commerciaux sur le continent.
L’accord, conclu à Abuja, prévoit que Bergmans finance et déploie le Projet de modernisation des douanes de la ZLECAF à travers sa filiale AfriTrade CMP Ltd.
Le système doit permettre de numériser les procédures douanières, de standardiser les formalités transfrontalières et d’assurer le suivi en temps réel des marchandises entre les États participants.
L’objectif est de réduire les délais aux frontières, de limiter les pertes de recettes publiques liées aux fraudes et d’améliorer la circulation des marchandises dans le cadre du marché unique africain.
Selon le Secrétariat de la ZLECAF, 50 États membres de l’Union africaine ont ratifié l’accord de libre-échange continental et les échanges intra-africains ont atteint 220 milliards de dollars en 2024, en hausse de 12,5 % sur un an.
Le projet de modernisation des douanes doit contribuer à l’objectif de doubler le commerce intra-africain d’ici 2035 grâce à l’harmonisation des procédures, à une meilleure collecte des données douanières et à la traçabilité des cargaisons.
Le déploiement comprendra notamment des systèmes d’inspection non intrusive, des centres de données intégrés et des plateformes douanières multilingues.
Le Secrétaire général de la ZLECAF, Wamkele Mene, a indiqué que le choix de Bergmans s’appuie sur l’expérience acquise par l’entreprise dans le programme de modernisation des douanes nigérianes.
Selon lui, cette réforme a contribué à une hausse de 90,4 % des recettes douanières du Nigeria. Si le projet est présenté comme un levier de facilitation des échanges à l’échelle continentale, plusieurs modalités restent toutefois à préciser, notamment les conditions de financement de la concession, les mécanismes de remboursement de l’investissement, la participation effective des États et les règles de gouvernance des données douanières qui seront traitées par la future plateforme.









