La Guinée a obtenu un financement syndiqué international de 300 millions de dollars pour construire un axe routier de 160 kilomètres reliant Labé à la vallée du Bafing, avec une bretelle vers Koubia. Le projet doit améliorer la desserte de la Moyenne-Guinée et faciliter les échanges entre plusieurs régions du pays.
Le gouvernement guinéen a signé un accord de financement pour la construction de la route Labé-Banti-Tougué-Fleuve Bafing et de la bretelle Banti-Koubia. Longue d’environ 160 kilomètres, l’infrastructure comprend également un pont sur le fleuve Bafing.
Les travaux seront réalisés par la Compagnie sahélienne d’entreprise (CSE) sur une durée annoncée de 36 mois. Le projet doit contribuer au désenclavement de plusieurs localités de la Moyenne-Guinée et améliorer la circulation des personnes et des marchandises.
Le financement de 300 millions de dollars a été structuré sous la forme d’un prêt syndiqué international piloté par BANK OF AFRICA United Kingdom PLC, qui intervient comme coordinateur global et arrangeur mandaté.

L’opération comprend une tranche de financement islamique de type Mourabaha et bénéficie d’une couverture partielle de l’ICIEC, la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation.
Selon BANK OF AFRICA, cette opération constitue une première pour la Guinée sur le marché international des prêts syndiqués et dans le recours à un financement structuré intégrant une composante de finance islamique.
Pour les autorités guinéennes, la nouvelle liaison doit améliorer la connexion entre plusieurs territoires et rapprocher les zones de production des marchés. Le corridor doit notamment faciliter le développement des activités agricoles, pastorales et minières dans les régions concernées, tout en réduisant les coûts logistiques liés au transport des biens.
Le ministre des Infrastructures et des Travaux publics, Facinet Sylla, a également présenté le projet comme une liaison destinée à renforcer les connexions entre la Moyenne et la Haute-Guinée dans le cadre du Programme Simandou 2040.
La réalisation de cet axe s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de développement du réseau de transport guinéen. Elle doit permettre de désenclaver des préfectures et des zones qui disposent encore d’une desserte routière limitée et de renforcer leur accès aux principaux pôles économiques du pays.









