Le gouvernement mozambicain a lancé la construction d’un poste-frontière à guichet unique à Ressano Garcia, principal point de passage terrestre avec l’Afrique du Sud. Estimé à 980 millions de meticais (environ 15,3 millions de dollars) , le projet comprend également la modernisation des infrastructures de fret et la création de voies express sur le corridor de Maputo.
Le ministre mozambicain des Transports et de la Logistique, João Jorge Matlombe, a posé la première pierre du projet le 17 août 2026 dans la province de Maputo. L’opération concerne la construction et la modernisation du poste-frontière de Ressano Garcia, du terminal routier de fret ainsi que de plusieurs voies express.
Située sur le principal axe terrestre reliant le Mozambique à l’Afrique du Sud, cette infrastructure doit permettre de réorganiser les opérations de passage des personnes et des marchandises entre les deux pays.
Le projet prévoit l’instauration d’un système de guichet unique regroupant les formalités frontalières dans une même infrastructure. Les voyageurs et les opérateurs économiques n’auront ainsi plus à effectuer séparément les procédures de contrôle de part et d’autre de la frontière.

Selon les informations communiquées par les autorités mozambicaines, les services concernés des deux pays devront également échanger des données afin de faciliter le traitement des opérations frontalières et de réduire les délais de passage.
Le programme comprend également la modernisation du terminal de fret KM4, l’élargissement des voies d’accès et la création de couloirs dédiés à certains types de trafic.
Des voies express sont notamment prévues pour les camions transportant des minerais à destination du port de Maputo, ainsi que pour les véhicules légers. Un complexe résidentiel destiné aux agents de l’État affectés au poste-frontière fait aussi partie des infrastructures annoncées dans le cadre de ce projet.
Les autorités mozambicaines prévoient une réduction des files de camions actuellement observées sur la route nationale EN4, avec des effets attendus sur les délais de livraison, la consommation de carburant et les coûts d’exploitation.
Selon Fernando Ouana, directeur national de la logistique au ministère des Transports et de la Logistique, le temps de transit des camions transportant des minerais pourrait passer de 45 minutes à une heure actuellement à environ cinq minutes. Pour les marchandises générales, le délai de passage pourrait être limité à 30 minutes, selon le type de fret.









