Une nouvelle compagnie aérienne privée est en projet en Guinée. Baptisée United Aviation Services, elle devrait commencer ses opérations au plus tard à la fin du premier semestre 2027 avec une flotte d’une dizaine d’appareils. Le transporteur entend d’abord développer les liaisons intérieures avant d’étendre progressivement son réseau à la sous-région ouest-africaine.
Le projet a été annoncé le 25 juillet 2026 par le ministre guinéen des Transports, Ousmane Gaoual Diallo. Selon ses déclarations, une convention de création de la compagnie a été signée avec l’aviation civile guinéenne.
L’identité de l’opérateur privé impliqué dans le projet n’a toutefois pas encore été communiquée. United Aviation Services devrait prioritairement assurer la desserte des différentes régions du pays, avant d’envisager des liaisons vers les marchés de la sous-région.
Le développement de cette nouvelle compagnie intervient alors que la Guinée cherche à renforcer sa connectivité aérienne intérieure. Le pays mise notamment sur la modernisation de ses infrastructures aéroportuaires régionales.
Les travaux des aéroports de Kankan et de Labé affichent un niveau d’avancement d’environ 65 %, tandis que le projet de Beyla est réalisé à près de 80 %, selon les données communiquées par le ministre des Transports. Les études de faisabilité des futurs aéroports de Faranah et de N’Zérékoré sont également achevées.
À Conakry, la modernisation et l’extension de l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré se poursuivent également. Le gouvernement prévoit une capacité d’accueil portée à 4 millions de passagers à terme.
Les autorités ont par ailleurs annoncé l’ouverture prochaine d’une liaison commerciale entre Conakry et Le Caire, tandis que plusieurs compagnies internationales ont récemment renforcé leurs fréquences vers la capitale guinéenne.
Le projet de United Aviation Services s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de développement du transport aérien en Guinée, dans un contexte où le pays cherche à améliorer les connexions entre Conakry et ses principaux pôles régionaux.
L’arrivée attendue de nouveaux besoins de mobilité liés au développement du projet minier de Simandou pourrait également soutenir la demande de transport aérien.
La viabilité du futur transporteur dépendra toutefois de la concrétisation du projet, de son modèle économique et de sa capacité à s’imposer sur un marché régional déjà desservi par plusieurs compagnies établies.









