L’Égypte et l’Indonésie veulent porter leurs échanges commerciaux bilatéraux à 5 milliards de dollars d’ici 2030. Lors d’une visite officielle du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à Jakarta, les deux pays ont également convenu d’élargir leur coopération dans les infrastructures, la logistique, l’énergie et la production industrielle.
Les présidents égyptien Abdel Fattah al-Sissi et indonésien Prabowo Subianto ont fixé cet objectif à l’issue de leurs entretiens tenus les 10 et 11 octobre 2026 à Jakarta. Les deux dirigeants souhaitent accroître les échanges commerciaux, lever les obstacles aux transactions et encourager les investissements croisés.
Ils ont également assisté à la signature de quatre protocoles d’accord portant sur les affaires maritimes et la pêche, la coopération statistique, un plan d’action pour le partenariat stratégique et l’exemption de visas pour les titulaires de passeports diplomatiques, officiels et spéciaux.
La coopération économique doit notamment s’étendre aux infrastructures, à l’énergie, à la logistique et à l’agro-industrie. Dans leur déclaration commune, les deux pays ont salué les avancées de la collaboration entre l’institution indonésienne Danantara et l’Autorité égyptienne pour le développement durable Future of Egypt, notamment dans la production et la distribution d’huile de palme brute et de ses dérivés, ainsi que dans les engrais phosphatés et les matières premières associées.
Les dirigeants souhaitent élargir ces partenariats et développer des projets industriels communs dans des secteurs prioritaires. Le Caire entend notamment attirer davantage d’entreprises indonésiennes et utiliser ses capacités de production pour desservir les marchés arabes, africains et internationaux.
Les deux gouvernements ont également réaffirmé l’importance de la coopération maritime et de la sécurisation des échanges. Les protocoles signés prévoient un cadre de concertation sur les affaires maritimes et la pêche, tandis que les discussions ont porté plus largement sur le développement des infrastructures et la circulation des marchandises.
Les autorités n’ont toutefois pas annoncé de nouveaux projets logistiques chiffrés ni de calendrier précis pour leur réalisation. L’objectif commercial fixé à 2030 devra donc s’appuyer sur la concrétisation des investissements et sur l’élargissement des débouchés pour les entreprises des deux pays.









