Le chantier du Port sec de Ferkessédougou, dans le nord de la Côte d’Ivoire, a dépassé 30 % d’exécution selon les autorités. Prévue pour fin 2028, cette infrastructure doit renforcer l’organisation logistique entre Abidjan, le nord du pays et les États de l’hinterland, notamment le Burkina Faso et le Mali.
Lors d’une visite du chantier le 28 août, le ministre ivoirien des Infrastructures et de l’Entretien routier, Hien Sié, a indiqué que les travaux progressaient avec l’avancement des terrassements, la construction des bâtiments et la finalisation de certains entrepôts. Les fondations des dépôts d’hydrocarbures ont également débuté.
Le premier lot du projet représente un investissement de 254,171 milliards de FCFA, soit environ 450 millions de dollars, financé à 85 % par un pool de banques chinoises conduit par l’ICBC et à 15 % par l’État ivoirien.
Implanté sur une superficie initiale de 732 hectares, le Port sec de Ferkessédougou doit accueillir une plateforme multimodale, des terminaux spécialisés et un dépôt d’hydrocarbures d’une capacité de 61 000 m³.

Le projet prévoit également des installations destinées à certaines activités commerciales et industrielles. Les autorités ivoiriennes envisagent par ailleurs une extension future du site afin d’accompagner l’évolution des besoins logistiques.
L’infrastructure doit notamment permettre de transférer vers le nord une partie des activités actuellement concentrées autour d’Abidjan et du Port autonome d’Abidjan. Son fonctionnement reposera en grande partie sur la connexion ferroviaire avec le corridor Abidjan-Ouagadougou, appelée à assurer l’acheminement des marchandises vers Ferkessédougou et les pays de l’hinterland.
Cette composante ferroviaire reste toutefois confrontée à des retards dans son programme de modernisation, alors que les flux transitant entre Abidjan, le Burkina Faso et le Mali continuent de progresser.









