Des précipitations supérieures aux normales saisonnières et des inondations localisées pourraient perturber le transport routier, l’accès aux ports et les opérations de manutention entre octobre et décembre 2026. Maersk recommande aux chargeurs d’anticiper les délais et de sécuriser leurs opérations d’importation et d’exportation.
Dans un avis adressé à ses clients le 6 octobre 2026, le transporteur maritime Maersk a signalé les risques opérationnels liés aux prévisions de fortes pluies en Afrique de l’Est.
Les conditions météorologiques attendues pourraient affecter les routes desservant les ports, les terminaux, les dépôts et les sites de livraison à l’intérieur des terres.
Les cargaisons en transit vers les pays voisins pourraient également subir des retards. L’ampleur des perturbations dépendra toutefois de l’intensité des précipitations et des conditions locales selon l’entreprise.
Les prévisions saisonnières du Centre de prévision et d’applications climatiques de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD Climate Prediction and Applications Centre, ICPAC), publiées le 18 août, signalent notamment un risque accru de précipitations dans plusieurs zones de la Corne de l’Afrique, dont le sud de l’Éthiopie, le centre et le sud de la Somalie ainsi que le nord-est du Kenya.
Les conséquences pourraient se répercuter sur l’ensemble de la chaîne logistique. Les inondations et la dégradation des routes risquent d’allonger les temps de transit, de limiter la circulation des camions et de réduire la disponibilité des moyens de transport.
Aux abords des terminaux, ces difficultés pourraient provoquer des files d’attente et retarder la livraison des conteneurs destinés à l’exportation.
Certains expéditeurs pourraient ainsi manquer les heures limites de réception des marchandises avant le départ des navires, entraînant le report de leurs cargaisons à une traversée ultérieure.
Dans les ports, des conditions météorologiques dangereuses pourraient également ralentir, voire suspendre temporairement, les opérations de manutention.
Les retards d’enlèvement des marchandises importées risqueraient, en parallèle, d’augmenter l’occupation des parcs à conteneurs et les durées de stockage.
Pour limiter ces risques, Maersk conseille aux chargeurs de prévoir des marges supplémentaires dans leurs délais de transport, en particulier pour les marchandises sensibles aux retards et les cargaisons acheminées dans les zones exposées aux inondations.
Le transporteur recommande aussi de confirmer en amont la disponibilité des camions, l’état des routes et la capacité des destinataires à réceptionner les marchandises.
Les conteneurs à l’exportation devraient être livrés aux terminaux suffisamment tôt, tandis que les instructions d’expédition et les documents douaniers doivent être transmis correctement et dans les délais.
Pour les marchandises sous température contrôlée ou particulièrement urgentes, les clients sont invités à contacter leurs interlocuteurs Maersk afin d’examiner les contraintes propres à chaque expédition.
L’entreprise indique suivre l’évolution de la situation et prévoit de communiquer de nouvelles informations en cas de changement significatif de ses opérations.









