Le groupe maritime danois A.P. Moller-Maersk prévoit de rétablir l’ensemble de ses services de navigation par le canal de Suez d’ici mars 2027. Cette perspective a été évoquée lors d’un échange avec l’Autorité du canal de Suez, alors que le nombre de transits de navires affiliés au groupe a progressé sur les neuf premiers mois de 2026.
L’Autorité du canal de Suez (SCA) et le groupe maritime danois A.P. Moller-Maersk ont discuté, le mardi 20 octobre 2026, des modalités d’un retour accru des services du transporteur sur cette voie maritime. La réunion s’est tenue par visioconférence entre le président de la SCA, Ossama Rabie, et la directrice des opérations de Maersk, Rabab Boulos.
Selon un communiqué de l’autorité égyptienne, cette dernière a exprimé l’espoir de voir tous les services du groupe revenir par le canal d’ici mars 2027. Il s’agit à ce stade d’une prévision, et non d’un calendrier définitif de reprise.
Les chiffres communiqués par la SCA font état de 276 transits de navires affiliés à Maersk entre janvier et septembre 2026, pour un tonnage net cumulé de 23,3 millions de tonnes. Sur la même période en 2025, l’autorité avait recensé 146 transits, représentant 7 millions de tonnes nettes.
Cette évolution traduit une hausse du trafic du groupe sur la voie maritime égyptienne, même si le nombre de transits ne permet pas, à lui seul, de mesurer la part des services réguliers déjà rétablis.
Au cours de l’échange, les responsables de Maersk ont indiqué que le groupe poursuivait la révision de ses programmes de navigation afin de permettre à davantage de services d’emprunter le canal dans les prochains mois.
Rabab Boulos a également salué la coopération avec l’autorité égyptienne. Les deux parties ont convenu de poursuivre leurs échanges sur les conditions de ce retour.
Le président de la SCA a, pour sa part, mis en avant les avantages économiques de la route de Suez, notamment pour les grands porte-conteneurs. Selon lui, les évolutions géopolitiques et leurs effets sur les prix du carburant et les taux de fret soulignent l’intérêt de cet itinéraire par rapport au contournement de l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance.









