L’Égypte et la Tanzanie préparent un protocole d’accord pour développer un terminal polyvalent au port de Dar es Salaam, dans le cadre d’un partenariat consacré au transport maritime et à la logistique. Le projet prévoit également une liaison maritime entre les ports égyptiens de Sokhna et Safaga et la Tanzanie, ainsi que la création de zones logistiques dans les deux pays.
Les ministres des Transports égyptien et tanzanien, Kamel El-Wazir et Makame Mbarawa, ont discuté de ces projets le 5 octobre 2026 lors d’une rencontre au port d’Alexandrie, en Égypte.
Selon les informations communiquées par les autorités égyptiennes, le partenariat doit être formalisé par un protocole d’accord (Memorandum of Understanding, MoU), dont la préparation doit mobiliser des comités techniques.
Le principal projet porte sur la création d’un terminal polyvalent au port de Dar es Salaam, qui serait développé par un consortium international égypto-tanzanien. Les modalités de concession, les investissements prévus et le calendrier des travaux n’ont pas encore été précisés.
Le programme comprend également une liaison maritime régulière entre les ports égyptiens de Sokhna et Safaga, situés sur la mer Rouge, et Dar es Salaam.
Les deux pays envisagent par ailleurs de créer une zone logistique égyptienne en Tanzanie et une zone tanzanienne en Égypte, avec des connexions aux réseaux ferroviaires.
L’objectif est de faciliter le transfert des marchandises entre les ports et les marchés intérieurs, puis de desservir les pays enclavés d’Afrique de l’Est et d’Afrique centrale.
La concrétisation de cet itinéraire multimodal dépendra notamment de la mise en service de la liaison maritime, de la compatibilité des réseaux ferroviaires et de la capacité à attirer des volumes de fret suffisants.
Le port de Dar es Salaam occupe une place importante dans les échanges régionaux. Selon les données rapportées par les sources consacrées au projet, il dessert environ 90 % du marché intérieur tanzanien et constitue une porte d’entrée pour plusieurs pays sans accès à la mer, dont le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda, la Zambie, le Malawi et la République démocratique du Congo.
Le port est toutefois en concurrence avec d’autres corridors régionaux, notamment ceux passant par Mombasa, au Kenya. Le développement d’un nouveau terminal et de liaisons complémentaires devra donc répondre aux besoins des opérateurs en matière de coûts, de délais et de fiabilité.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie égyptienne d’expansion des activités de transport et de logistique sur le continent.
Selon l’Agence centrale égyptienne pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS), les échanges commerciaux de l’Égypte avec les pays de l’Union africaine ont atteint 6,1 milliards de dollars au cours des sept premiers mois de 2026, en hausse de 11,8 % sur un an.









