La première phase de l’extension du centre logistique de Mojo a été inaugurée le 10 septembre 2026 par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed. Installée sur 60 hectares, l’infrastructure dispose de terminaux et d’entrepôts conçus pour traiter jusqu’à un million de conteneurs de 20 pieds par an. Elle doit notamment accroître les capacités de traitement des marchandises et faciliter leur acheminement par voie ferroviaire.
Le centre est équipé de la première grue à portique sur rails du pays (Rail-Mounted Gantry), destinée à transférer les conteneurs entre la ligne ferroviaire et les installations de stockage.
Cette connexion s’appuie notamment sur la ligne ferroviaire Éthiopie-Djibouti, qui constitue l’un des principaux axes d’acheminement des marchandises vers le port de Djibouti.
Le site fonctionne par ailleurs sur une infrastructure entièrement numérisée, avec l’objectif de réduire les délais de traitement et d’améliorer la fiabilité des opérations logistiques selon les autorités.
L’extension prévoit également le conditionnement sur le territoire éthiopien de marchandises en vrac sec. Selon le Premier ministre, cette activité doit réduire certains besoins en devises liés au conditionnement à l’étranger et créer des emplois.
Le centre doit ainsi assurer à la fois des opérations de manutention, de stockage et de préparation des marchandises destinées aux marchés éthiopiens et régionaux.
Au-delà de sa connexion avec le réseau ferroviaire Éthiopie-Djibouti, Mojo est intégré au corridor Djibouti-Éthiopie-Soudan du Sud-Ouganda (DESSU), qui relie ces quatre pays.
Le centre est également présenté par les autorités éthiopiennes comme une infrastructure destinée à accompagner les échanges dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Son développement s’inscrit ainsi dans la modernisation des infrastructures de transport et de traitement du fret destinées à faciliter les flux commerciaux régionaux.









