Le groupe chinois China Communications Construction Company (CCCC) et l’armateur français CMA CGM ont signé, le 28 août 2026 à Shenzhen en Chine, un protocole d’entente portant sur les infrastructures portuaires, la logistique, le transport et les chaînes d’approvisionnement bas carbone. L’accord couvre notamment l’Afrique, la Chine, l’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient et l’Amérique latine.
Le protocole prévoit l’exploration de projets portant sur les corridors logistiques, les ports secs, les dépôts de conteneurs, les entrepôts et les plateformes logistiques intérieures.
Les deux groupes envisagent également de développer des solutions multimodales, des services numériques, l’automatisation des terminaux et des infrastructures portuaires intégrant des technologies à plus faible empreinte carbone. Aucun projet précis en Afrique n’a toutefois été annoncé à ce stade.
Cette coopération s’appuie sur des relations déjà établies sur plusieurs marchés africains. Au Cameroun, la filiale de CCCC, China Harbour Engineering Company (CHEC), a construit le terminal à conteneurs du port de Kribi avant de rejoindre le consortium concessionnaire du terminal aux côtés de CMA CGM et de Bolloré.
Au Nigeria, CHEC est également partenaire de CMA CGM dans l’exploitation du terminal à conteneurs de Lekki Freeport. Ces expériences constituent les principaux points d’ancrage africains de la coopération entre les deux groupes.
Au Cameroun, le développement de l’hinterland de Kribi figure parmi les enjeux associés aux infrastructures portuaires. CMA CGM est notamment présent dans la zone à travers CEVA Logistics, qui y dispose d’une base logistique de 30 000 m² annoncée en 2025.
D’autres projets d’infrastructures pourraient également correspondre aux domaines identifiés dans le protocole, notamment l’étude d’une liaison ferroviaire d’environ 185 kilomètres entre Édéa, Kribi, Lolabé et Campo, ainsi que le projet de port sec de Ngoumou. Ces projets ne sont toutefois pas liés à ce stade au nouvel accord entre CCCC et CMA CGM.









