Une convention-cadre signée à Rabat prévoit la réhabilitation, l’élargissement et l’entretien de la route reliant Nouakchott à Nouadhibou, via le PK55. Long de 480 km, cet axe constitue une liaison routière importante pour les échanges entre la Mauritanie, le Maroc et, au-delà, les marchés d’Afrique de l’Ouest.
Le Maroc et la Mauritanie ont signé le 21 septembre à Rabat une convention-cadre portant sur le développement, l’amélioration, la réhabilitation et l’entretien de la route reliant Nouakchott à Nouadhibou, en passant par le point kilométrique 55 (PK55).
Long de 480 kilomètres, cet axe correspond à la Route nationale n°4 côté mauritanien et assure la continuité entre les réseaux routiers des deux pays. Le projet doit notamment améliorer les conditions de circulation des transporteurs et faciliter l’acheminement des marchandises entre les deux territoires.
La convention prévoit une coopération entre les administrations des deux pays pour les études techniques, le suivi du projet et l’entretien de l’infrastructure. Un bureau d’études conjoint doit notamment être créé en Mauritanie pour accompagner la mise en œuvre du projet.
Les autorités marocaines et mauritaniennes prévoient également des échanges d’expertise et de compétences dans le domaine routier. Une attention particulière est portée à la pérennité de la route, notamment face aux effets des conditions climatiques sur les infrastructures.
Cet axe relie Nouakchott, capitale politique, à Nouadhibou, principal centre économique et portuaire de Mauritanie, avant de rejoindre le poste frontalier du PK55, face à El Guerguerat.
Il est emprunté par les véhicules assurant le transport de marchandises entre la Mauritanie et le Maroc et constitue également un passage terrestre vers le Sénégal et d’autres marchés ouest-africains.
La modernisation de ces 480 kilomètres doit ainsi répondre à l’évolution des flux de transport et aux besoins des opérateurs intervenant sur cet itinéraire.
La convention s’inscrit par ailleurs dans un ensemble d’investissements routiers qui concernent les deux extrémités de cet axe. Au Maroc, la voie express Tiznit-Dakhla doit améliorer la desserte routière vers El Guerguerat.
Au sud, les liaisons routières mauritaniennes permettent la continuité des flux vers le Sénégal, notamment à travers le corridor Nouakchott-Rosso-Dakar.
L’amélioration de la liaison Nouakchott-Nouadhibou constitue donc un maillon supplémentaire de la continuité routière entre le Maroc et l’Afrique de l’Ouest.









