La demande de fret aérien des compagnies africaines a augmenté de 1,1 % en juillet 2026 par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données publiées par l’Association du transport aérien international (IATA). Cette progression reste la plus faible enregistrée parmi les grandes régions du marché mondial, alors que la capacité des transporteurs africains a progressé de 4,1 %.
Les compagnies aériennes africaines ont enregistré une croissance limitée de leur activité cargo en juillet. La demande, mesurée en tonnes-kilomètres de fret (CTK), a progressé de 1,1 %, tandis que l’augmentation de la capacité a atteint 4,1 %.
Avec une part de 2,1 % du marché mondial du fret aérien en 2025, l’Afrique reste un acteur encore minoritaire dans un secteur dominé par l’Asie-Pacifique, l’Amérique du Nord et l’Europe.
Cette évolution intervient dans un contexte de croissance du marché mondial. La demande mondiale de fret aérien a augmenté de 3,9 % en juillet 2026, tandis que la capacité a progressé de 1,7 %.
Les transporteurs d’Asie-Pacifique, d’Europe et d’Amérique du Nord ont concentré plus de 90 % de la hausse globale de la demande. En Afrique, l’écart entre la progression de la capacité et celle des volumes transportés traduit une croissance plus modérée de l’activité des compagnies de la région.
Les corridors commerciaux ont également connu des évolutions contrastées. Les liaisons Asie–Amérique du Nord ont enregistré la plus forte progression, avec une hausse de 9,2 % de la demande.
À l’inverse, la liaison Afrique–Asie a reculé de 14,7 % en juillet, enregistrant son deuxième mois consécutif de contraction. Cette baisse intervient alors que les tensions géopolitiques continuent de perturber plusieurs routes commerciales reliant l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie.
Au niveau mondial, la croissance du fret aérien a été soutenue par une hausse de 7,5 % du commerce international et par une activité manufacturière restée favorable aux échanges. L’IATA relève toutefois une forte augmentation des coûts du carburant, avec des prix du kérosène en hausse de 56,9 % par rapport à juillet 2025.
Pour les transporteurs africains, ces évolutions s’ajoutent aux contraintes liées aux capacités, aux coûts logistiques et à la volatilité des corridors internationaux.









