L’Éthiopie et Djibouti ont convenu d’un cadre commun pour rendre opérationnel le poste-frontière à guichet unique de Galafi, situé sur l’un des principaux corridors commerciaux de la Corne de l’Afrique. Le dispositif doit notamment réduire les délais de passage et simplifier les procédures de dédouanement entre les deux pays.
L’accord a été conclu à l’issue d’un atelier technique bilatéral de deux jours organisé à Bishoftu, en Éthiopie, les 14 et 15 juillet 2026. La rencontre a réuni des administrations publiques et des organismes chargés de la gestion des frontières des deux pays, ainsi que leurs partenaires au développement. Les participants ont défini une feuille de route précisant les mesures juridiques, institutionnelles et opérationnelles nécessaires à la mise en service du poste-frontière unique de Galafi.
Situé sur la route nationale RN1 à Djibouti, dans le prolongement de l’autoroute A1 en Éthiopie, Galafi constitue un point de passage central du corridor reliant le port de Djibouti au marché éthiopien. Cet axe assure à lui seul plus de 95 % des échanges internationaux de l’Éthiopie en volume, selon TradeMark Africa.
La mise en place du poste-frontière à guichet unique doit permettre aux services douaniers, d’immigration et aux autres administrations concernées des deux pays de coordonner leurs contrôles autour d’un processus de dédouanement commun. L’objectif est de limiter la duplication des procédures et de réduire les délais de traitement des marchandises.
Le projet bénéficie du soutien financier de l’Union européenne, via l’Agence française de développement (AFD), dans le cadre du programme consacré à l’intégration économique régionale dans la Corne de l’Afrique et au développement du corridor de Djibouti.
Sa mise en œuvre est assurée par TradeMark Africa avec les gouvernements éthiopien et djiboutien. Le programme prévoit également des actions portant sur la gestion intégrée des frontières, la digitalisation des échanges, notamment à travers la certification phytosanitaire électronique, ainsi que le renforcement des capacités des administrations et des agents chargés des opérations frontalières.
La prochaine phase reposera sur une initiative conjointe de renforcement des capacités destinée à harmoniser les procédures, améliorer la coordination entre les administrations et préparer les agents à l’exploitation du dispositif.
Les autorités pourront notamment s’appuyer sur l’expérience du poste-frontière à guichet unique de Moyale, entre l’Éthiopie et le Kenya. Selon une étude de l’Overseas Development Institute publiée en 2023, les postes-frontières de ce type mis en place en Afrique de l’Est ont permis de réduire les temps de franchissement de 62 % à 87 %.









