Le gouvernement ghanéen prévoit de lancer d’ici fin 2026 les travaux de l’autoroute Accra-Kumasi, longue d’environ 198,7 km. Le projet prévoit une chaussée à six voies, des échangeurs, des ponts et des systèmes de gestion du trafic. Son coût est estimé à près de 4 milliards de dollars, dont 1,7 milliard déjà mobilisé selon les autorités.
Le président John Dramani Mahama a annoncé le 14 septembre la remise de l’emprise du projet, après les opérations de déblaiement menées sur le tracé. Les ingénieurs des Forces armées ghanéennes ont dégagé environ 170 à 175,6 km du corridor, selon les différentes communications officielles.
La sélection des entreprises chargées des travaux doit débuter en septembre, tandis que le gouvernement affirme vouloir sécuriser l’intégralité du financement avant la fin de l’année.
L’infrastructure comprendra environ 176 km de nouvelle autoroute à deux chaussées, complétés par près de 23 km de routes de raccordement. La section principale sera aménagée avec trois voies dans chaque sens et une vitesse de conception de 120 km/h.
Le projet prévoit également huit échangeurs, 11 passages supérieurs pour véhicules et 55 ponts principaux, ainsi que des systèmes intelligents de gestion du trafic, un péage électronique, des dispositifs d’intervention d’urgence et des aires de repos.
L’axe doit améliorer les liaisons entre Accra et Kumasi, les deux principaux pôles économiques du Ghana, et faciliter les déplacements de marchandises sur le réseau national.
Le gouvernement estime que le temps de trajet pourrait être ramené à environ deux heures, contre près de six heures actuellement, et que les coûts de déplacement pourraient diminuer.
À plus long terme, le ministre des Finances Cassiel Ato Forson présente cette liaison comme la première composante d’un corridor routier appelé à se prolonger vers Tamale, après le développement prévu de la rocade de Kumasi. Ces effets restent toutefois des projections tant que l’autoroute n’est pas construite et mise en service.









