Le Cameroun a attribué à l’entreprise chinoise China First Highway Engineering (CFHEC) un marché de 43,81 milliards de FCFA TTC pour la reconstruction du premier tronçon de la route Edéa-Kribi. Long de 57 km, ce chantier, financé par la Banque africaine de développement (BAD) et l’État camerounais, vise à améliorer la desserte routière du port de Kribi, principal complexe portuaire en eau profonde du pays.
Le ministère camerounais des Travaux publics a confié à China First Highway Engineering (CFHEC) la reconstruction du tronçon compris entre le carrefour Edéa-Kribi et le pont de Bivouba. Le contrat, attribué le 6 août 2026, porte sur un montant de 43,81 milliards de FCFA TTC (environ 77 millions de dollars) et prévoit un délai d’exécution de 24 mois.
Les travaux seront financés par un prêt de la Banque africaine de développement (BAD), complété par le budget d’investissement public du ministère. Ils s’inscrivent dans le Projet d’aménagement des routes de désenclavement de la zone industrielle et portuaire de Kribi (PARZIK).
Cette reconstruction doit remédier à la forte dégradation de cet axe routier, marquée par des affaissements, des nids-de-poule et des sections fortement détériorées qui ralentissent le trafic depuis plusieurs années.
Cette situation pénalise aussi bien le transport de marchandises que les déplacements des voyageurs, tout en augmentant les coûts d’exploitation des transporteurs et les délais d’acheminement.
Avant cette décision, les autorités avaient engagé plusieurs interventions ponctuelles, notamment un marché de 3,5 milliards de FCFA attribué à Somaf en septembre 2024 pour traiter les points critiques, après des travaux d’entretien réalisés en 2022 par Razel sur environ 105 km pour près de 2 milliards de FCFA.
Au-delà de l’état de la chaussée, ce projet concerne un axe stratégique pour les échanges commerciaux du Cameroun. La route Edéa-Kribi, longue de 110,05 km, constitue la principale liaison entre le port de Kribi et son hinterland, assurant l’acheminement des marchandises vers l’intérieur du pays ainsi que leur connexion avec les corridors desservant les marchés d’Afrique centrale.
La reconstruction du premier lot doit contribuer à améliorer la fluidité du trafic entre la plateforme portuaire et les réseaux routiers nationaux et sous-régionaux, alors que le port cherche à renforcer son rôle dans les flux commerciaux de la région.
Le marché attribué à CFHEC concerne uniquement le premier lot de 57 km. Le second tronçon, prévu dans le cadre du PARZIK, n’a pas encore été attribué.
Déjà présente sur plusieurs projets d’infrastructures au Cameroun, l’entreprise chinoise participe notamment à la première phase de l’autoroute Yaoundé-Douala sur un linéaire de 60 km et est également associée aux études de la deuxième phase de cette infrastructure.









