Les administrations douanières des deux pays prévoient notamment de renforcer l’interopérabilité numérique, le suivi des marchandises en transit et l’utilisation des permis électroniques. Certaines nouvelles procédures, notamment celles relatives au changement de destination des cargaisons, doivent être appliquées immédiatement.
L’Autorité fiscale du Soudan du Sud (South Sudan Revenue Authority, SSRA) et l’Autorité fiscale de l’Ouganda (Uganda Revenue Authority, URA) ont signé, le 15 septembre 2026, un protocole d’accord (Memorandum of Understanding, MoU) consacré à la coopération douanière.
Le dispositif concerne notamment la circulation des marchandises sur le corridor commercial entre les deux pays et doit permettre de renforcer les échanges d’informations entre les administrations.
Le troisième accord conclu entre les deux autorités introduit plusieurs domaines de coopération qui ne figuraient pas dans les précédents dispositifs.
Il prévoit notamment l’interopérabilité des systèmes numériques, la facilitation du commerce en transit, l’assistance administrative mutuelle et le renforcement des capacités.
L’application des permis électroniques figure également parmi les nouvelles mesures, avec un objectif de meilleur suivi des marchandises à destination du Soudan du Sud.
Les deux administrations souhaitent également limiter les détournements et changements non autorisés de destination des marchandises en transit.
Selon John Musinguzi Rujoki, commissaire général de l’URA, l’utilisation des permis électroniques doit permettre de mieux contrôler les marchandises entrant au Soudan du Sud puis susceptibles de revenir en Ouganda sans acquitter les droits et taxes correspondants. Une nouvelle procédure concernant le changement de destination des cargaisons doit être appliquée immédiatement.
La mise en œuvre de l’accord reposera sur trois niveaux de coordination : un comité de supervision dirigé par les responsables des deux administrations, des équipes techniques et des équipes opérationnelles présentes sur le terrain.
Les difficultés rencontrées aux postes-frontières doivent ainsi être remontées vers les équipes techniques puis le comité de supervision. Les autorités prévoient également de renforcer le partage d’informations douanières et la coopération sur le contrôle des marchandises en transit.









