L’Afrique du Sud doit expédier environ 200 000 tonnes de soja vers la Chine en novembre 2026. Cette opération intervient après une récolte record de 2,8 millions de tonnes durant la campagne céréalière d’été 2025/2026 et alors que les exportateurs cherchent de nouveaux débouchés pour une partie des volumes disponibles.
L’accord a été conclu par un membre multinational de l’Association sud-africaine du commerce des céréales et des oléagineux (South African Cereals and Oilseeds Trade Association – SACOTA).
Il s’agit de la deuxième opération majeure d’exportation de soja sud-africain vers la Chine, après les 147.000 tonnes expédiées en 2023 par trois navires. Le nouveau contrat porte donc sur un volume supérieur à celui réalisé lors de cette première opération.
L’accès au marché chinois bénéficie depuis le 1er mai 2026 d’un régime de droits de douane nuls pour les produits éligibles provenant de 53 pays africains entretenant des relations diplomatiques avec Pékin. Les exportateurs sud-africains de soja bénéficiaient auparavant d’un droit de 3 %.
Selon la SACOTA, sa suppression représente un avantage estimé à environ 15 dollars par tonne face aux fournisseurs sud-américains. L’association estime également à 12 à 15 dollars par tonne l’avantage lié à la distance de transport, même si celui-ci dépend des conditions de fret et des itinéraires.
Les exportations restent toutefois soumises à plusieurs contraintes. Les pluies tardives ont retardé les récoltes dans certaines régions, tandis que les besoins des unités nationales de trituration ont limité les volumes disponibles pour l’export.
Au port de Durban, en Afrique du Sud, les expéditions de soja doivent également composer avec la capacité des terminaux utilisée par les exportations de maïs jaune.
La SACOTA estime néanmoins que les exportations sud-africaines de soja pourraient atteindre environ 510.000 tonnes durant la campagne, avec des expéditions vers la Chine, l’Indonésie et la Malaisie ainsi que des flux transfrontaliers vers le Zimbabwe et l’Eswatini.
La réalisation de ces volumes dépendra notamment de la production disponible, de la demande intérieure, des prix et des capacités logistiques.









