La mesure américaine concernait les navires ayant fait escale dans certains ports nigérians avant de rejoindre les États-Unis. Sa levée intervient après plusieurs évaluations du dispositif de sûreté maritime du Nigeria et des progrès constatés dans l’application du Code international de sûreté des navires et des installations portuaires.
Les États-Unis ont décidé de lever les conditions d’entrée (Conditions of Entry) appliquées depuis 2014 aux navires ayant récemment fait escale dans plusieurs ports du Nigeria. L’annonce a été faite le 18 août 2026 par le ministre nigérian de l’Économie marine et bleue, Adegboyega Oyetola.
Ces mesures imposaient aux navires concernés des exigences de sûreté supplémentaires et une surveillance renforcée avant leur entrée dans les eaux américaines.
Introduites en juin 2014 par les garde-côtes américains (US Coast Guard), ces restrictions faisaient suite à des insuffisances relevées dans l’application des normes internationales de sûreté portuaire au Nigeria.
Elles pouvaient entraîner des contrôles, des formalités et des mesures de sécurité additionnelles pour les navires concernés. Les autorités nigérianes estiment que leur suppression permettra notamment de réduire certaines contraintes opérationnelles liées aux escales dans les ports du pays.
La décision américaine intervient après plusieurs années de renforcement du dispositif de sûreté maritime nigérian. Entre mars 2024 et avril 2026, les garde-côtes américains ont réalisé quatre évaluations du système national de sûreté maritime et des installations portuaires du Nigeria.
Selon le gouvernement nigérian, ces contrôles ont relevé des progrès dans l’application du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS).
La Nigerian Maritime Administration and Safety Agency (NIMASA), l’agence nigériane chargée de l’administration et de la sécurité maritimes, a notamment participé à la mise en œuvre de ces standards.
La levée des conditions d’entrée concerne les exigences supplémentaires imposées spécifiquement aux navires ayant fait escale dans les ports nigérians visés par le dispositif.
Le gouvernement nigérian estime que cette décision pourrait contribuer à améliorer les délais de rotation des navires et la régularité des services maritimes, tout en réduisant certains coûts liés aux procédures de sûreté.
Elle intervient alors que le Nigeria cherche également à améliorer la compétitivité de ses infrastructures portuaires et à développer ses activités liées à l’économie maritime.









