Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie et le Soudan du Sud ont validé à Nairobi une nouvelle feuille de route régionale pour faciliter les échanges transfrontaliers sur la période 2026-2031. Le document prévoit 14 objectifs stratégiques portant notamment sur l’interopérabilité numérique, la gestion des frontières, la gouvernance des corridors et l’intégration des réseaux de transport et de logistique.
Réunis à Nairobi, au Kenya, les représentants des cinq pays membres de l’Initiative de la Corne de l’Afrique (HoAI) ont examiné la deuxième édition de la feuille de route régionale sur la facilitation des échanges.
Le document couvre la période 2026-2031 et s’appuie sur des consultations nationales conduites entre juin et juillet 2026 auprès des administrations publiques, du secteur privé et des partenaires au développement. Il fait suite à une première feuille de route couvrant la période 2022-2025.
Le programme prévoit 14 objectifs stratégiques accompagnés d’activités prioritaires. Parmi les principaux axes figurent l’interopérabilité des systèmes numériques, l’amélioration de la gouvernance des corridors, la simplification du commerce transfrontalier des petits commerçants, le renforcement de la gestion des frontières ainsi que l’intégration des systèmes de transport et de logistique dans les réseaux régionaux.

Les discussions de Nairobi ont également porté sur la coordination entre les administrations chargées de mettre en œuvre ces réformes et sur l’organisation de leur gouvernance.
La feuille de route doit désormais être soumise aux ministres chargés du Commerce des cinq pays lors d’une réunion ministérielle prévue à Addis-Abeba, en Éthiopie, en septembre 2026. Les ministres devraient examiner le document et fournir les orientations nécessaires à sa mise en œuvre.
L’Initiative de la Corne de l’Afrique réunit Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie et le Soudan du Sud autour de plusieurs axes de coopération, dont les infrastructures régionales, l’intégration économique et commerciale, la résilience et le développement du capital humain.
Les mesures envisagées concernent des corridors reliant notamment les pays enclavés de la région aux principaux accès maritimes. L’Éthiopie et le Soudan du Sud dépendent ainsi des infrastructures de pays voisins pour accéder aux marchés internationaux, tandis que Djibouti et le Kenya disposent de plateformes portuaires utilisées pour les échanges régionaux.
La nouvelle feuille de route vise à harmoniser les procédures et les systèmes qui encadrent ces flux afin de réduire les contraintes liées au passage des marchandises entre les cinq pays.









