Le fret aérien africain a poursuivi sa progression en juin 2026, avec une hausse de la demande de 4,7 % par rapport à la même période de 2025, selon les données publiées le 29 juillet 2026 par l’Association du transport aérien international (IATA). Cette évolution s’inscrit dans un contexte de croissance du marché mondial, où la demande a augmenté de 8,5 %, portée notamment par les expéditions de produits technologiques à forte valeur ajoutée et les envois urgents.
Les compagnies aériennes africaines ont enregistré cette progression malgré une baisse de 7,1 % de leurs capacités de transport. Cette situation a entraîné une amélioration du coefficient de charge, qui atteint 48,1 %, soit une hausse de 5,4 points sur un an.
L’IATA souligne également que le corridor commercial Afrique–Asie est resté orienté à la hausse, avec une croissance de 0,9 % des volumes, enregistrant ainsi un douzième mois consécutif de progression.
À l’échelle mondiale, l’Amérique du Nord a affiché la plus forte croissance de la demande de fret aérien (+13,1 %), devant l’Asie-Pacifique (+7,9 %), l’Europe (+6,9 %), le Moyen-Orient (+5,6 %) et l’Amérique latine et les Caraïbes (+3,5 %).
La capacité mondiale a progressé de 4,4 %, soit un rythme inférieur à celui de la demande, portant le coefficient de charge moyen à 46,9 %.
Selon l’IATA, le commerce mondial a augmenté de 5,2 % sur un an, tandis que le recul des prix du carburéacteur de 20 % par rapport au mois précédent a contribué à soutenir l’activité, même si les coûts demeurent supérieurs de 45,8 % à ceux de juin 2025.
L’organisation estime que ces résultats offrent des perspectives favorables pour le second semestre 2026, tout en appelant à la prudence. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les incertitudes liées aux politiques tarifaires américaines demeurent, selon elle, des facteurs susceptibles de peser sur les échanges internationaux.
Pour les transporteurs africains, la poursuite de la croissance des flux avec l’Asie et l’amélioration du taux d’utilisation des capacités confirment toutefois la place grandissante du continent dans les échanges mondiaux de fret aérien.









